Pourquoi apprendre à gérer ses émotions et comment y parvenir ?

Dans l’article précédent consacré à définir la notion de handicap, nous avons vu que le déséquilibre émotionnel était un élément important à prendre en compte dans toutes les déficiences.


Le contrôle des émotions

En effet, il est certain que, quel que soit le handicap, apprendre à contrôler ses émotions va jouer un rôle essentiel dans la manière d’appréhender et de vivre la situation. Cet apprentissage va aider la personne en situation de handicap à percevoir sa vie de manière différente, sous un nouvel angle plus positif. Par conséquent une vision plus neutre, plus claire de la situation s’en suivra. Ainsi, trouver des côtés positifs à cet état, qui à priori est plutôt vécu comme une catastrophe, une fin voire une mort, devient alors possible. Cette notion de positivité est un élément essentiel à prendre compte dans la pleine réalisation de soi.

Cette nouvelle approche passe par un changement de point de vue, ce qui nécessite de sortir de ses références, de ses principes et donc de sa zone de confort ; zone dans laquelle nous avons tous tendance à nous complaire, souvent sans vouloir se l’avouer ou même s’en rendre compte (vous trouverez sur le blog un article consacré à cela). J’insiste sur ce point car sans cette prise de conscience, suivi par la mise en place de réelles d’actions, rien ne peut évoluer.  

Cette sortie de zone de confort, nécessaire, nous ramène à des croyances ancrées en nous, certaines fois, depuis notre plus tendre enfance. Et celles-ci ont bien plus d’importance que ce que l’on pense car elles sont souvent à l’origine des émotions.


Les croyances en lien avec les émotions

Changer ses croyances est donc une piste sérieuse pour parvenir à modifier ses émotions. Pour cela, il est d’abord primordial de croire que c’est possible. Ensuite, l’examen de ses propres résistances face au changement est une étape nécessaire pour comprendre ce qui bloque et parvenir à déconstruire ses croyances limitantes. Voir la réalité des faits sous un nouvel angle devient alors possible et entraîne par la même une modification de ses émotions. Cela demande de prendre un peu de recul, mais cette analyse sous un angle va, bien souvent, vous amener à une solution. La suite consiste à se faire confiance et expérimenter sa nouvelle croyance positive.

Vous l’aurez compris, si les croyances limitantes prennent le dessus, elles vont empêcher d’évoluer par le biais des émotions. Vous avez sûrement déjà vécu cela ; ressentir une émotion vous empêchant de réaliser un objectif parfois très simple. L’exemple de la prise de parole en public est très parlant car dans les faits cela n’a rien de compliqué. C’est pourtant un réel problème pour beaucoup de personnes et cela simplement à cause de la peur que cette situation engendre.

Parvenir à modifier sa vision et ses croyances peut paraître simple et pourtant ce chemin est parfois difficile à accomplir. Dans ce cas, ne restez pas seul(e) et pensez à vous faire accompagner afin de débloquer la situation.

Aussi, après avoir étudié l’importance des croyances dans le processus des émotions et les difficultés éventuelles quant à la réalisation de ce changement, nous allons aborder une autre manière de gérer ces émotions. Elles pourront alors devenir une source d’enchantement et non de problèmes.


Comment agir sur les émotions

Le principe de ce deuxième axe de réflexion va être d’étudier comment il possible d’agir directement sur les émotions.

Aussi, avant d’aller plus loin il est important de souligner que, quel que soit la méthode utiliser pour gérer ses émotions, il faut toujours garder à l’esprit les deux choses suivantes :

– Bannissez, les « je dois » et « il faut que »

– N’ayez pas peur d’échouer car l’échec n’est qu’un apprentissage

Une fois ces deux principes bien ancrés, vous allez pouvoir vous concentrer sur un nouvel élément qui va agir sur vos émotions ; j’ai nommé vos objectifs. En effet, ils sont souvent à l’origine des émotions négatives. Ceux-ci vous paraissant inatteignables, vous allez alors rapidement vous dévaloriser. Vous allez vous raconter l’histoire qu’atteindre vos objectifs est impossible, car trop loin de vos capacités actuelles. Cela engendre inévitablement des sentiments de frustration, de découragement, desquels vont naitre une multitude d’émotions négatives. Celles-ci ne vont alors faire qu’aggraver la situation.

Une première solution est pourtant toute simple : Revoir vos objectifs à la baisse.

Ainsi, ils seront atteignables, cela va alors engendrer une attitude positive grâce à la réussite de ces engagements. Vous entrez alors dans un cercle vertueux empli d’émotions positives.

La suite du processus va consister à se refocaliser sur l’action en réactivant les ressources existantes passées. Pour cela, quoi de plus efficace que d’aller chercher dans les souvenirs des situations de réussites, car nous en avons tous. Revenir à ces situations de réussite va remettre dans la bonne émotion et ainsi dans la bonne action.

Cela peut vous paraître étrange mais, une émotion engendre une action et non l’inverse, d’où l’intérêt de garder en mémoire des moments de réussite.

Pour parfaire ce travail et permettre à l’émotion positive de refaire surface, je vous invite à utiliser l’imagerie mentale. Il s’agit de se remémorer une situation de réussite en y associant l’émotion vécue. Une fois ce rapprochement réussi, le travail consiste ensuite à joindre ce que l’on appelle un marqueur sensoriel à cette scène emprunte d’émotion.

L’idée va donc être de faire en sorte de combiner une image, un son, une sensation, une odeur ou un goût, que l’on s’imagine à l’émotion recherchée. Par la suite et après répétition, l’exercice final consistera à associer directement le marqueur sensoriel à la bonne action.

Ce travail permet alors de passer d’un état mental emprunt d’émotions négatives à un état mental faisant appel à des émotions positives et donc à une action réussie !


En conclusion

Gérer ses émotions est essentiel pour parvenir à faire face au handicap, mais est aussi une ressource essentielle pour réaliser ses projets.

N’oubliez jamais de ne pas être trop dur(e) avec vous, cela n’aura aucun effet bénéfique. En revanche, le passage à l’action est nécessaire et pour cela vous devez être dans l’émotion juste, car c’est elle qui est à l’origine de la réussite de vos actions.

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Dans le prochain article, je vous parlerai d’un sujet essentiel car sans lui rien n’est possible. Il s’agit bien-sûr de l’acceptation du handicap qui est un sujet complexe mais qui est, à mon sens, une étape essentielle dans la vie d’une personne en situation de handicap.

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