Comment lâcher-prise sur ce que nous ne pouvons pas changer

Lâcher-prise est une expression devenu un cliché du développement personnel car elle recouvre un champ de pratiques si important qu’elle en devient confuse. Qu’avons-nous à lâcher ? Faut-il « lâcher même le lâcher-prise » comme nous y invite Alexandre Jollian ?

Alors tentons d’abord de résumer ce qui se trouve derrière cette expression, qui fait parfois peur, afin de la démystifier et d’aborder le sujet sous un même angle.


Le lâcher-prise c’est quoi ?

En fait, le lâcher-prise n’est rien d’autre qu’une forme d’accueil de ce qui est, de la réalité telle qu’elle est, sans la transformer à travers les filtres de notre intellect. Cela implique d’être capable de garder une certaine neutralité face à la situation, de savoir prendre le recul nécessaire. Et pourtant, il est bien souvent mis à mal par la puissance de nos émotions et la mise en jeu de notre égo.

En effet, une condition nécessaire pour pouvoir accueillir la réalité des faits est d’apprendre à garder le contrôle de nos émotions, ne pas se laisser submerger par notre égo qui ne veut surtout pas lâcher. En effet, lâcher-prise pourrait être interprété comme un abandon de l’égo, pourtant il n’en est rien. Lâcher-prise ne veut pas dire s’abandonner, bien au contraire, il s’agit plutôt d’être dans une forme de respect de soi et de l’autre. Et cela ne peut se produire que dans l’acceptation de ce qui est, de la réalité et donc nécessairement de l’existence de l’autre tel qu’il est, et non pas comme nous voudrions qu’il soit.

Une fois ces précisions apportées et les acteurs jouant un rôle dans le lâcher-prise dévoilé, il est temps de revenir sur un point pouvant sembler sans importance et qui est pourtant central : l’accueil.


L’accueil, définition et bénéfices

Nous pourrions définir cet accueil comme un forme d’abandon face à la réalité de ce que nous ne pouvons pas changer, ou comme une capacité à laisser faire ce qui ne nous appartiens pas au lieu de vouloir tout contrôler. Cela implique d’apprendre à sortir, quand il le faut, de la notion de résultat omniprésente dans notre société actuelle.

Alors, bien entendu, il faut prendre cela avec discernement. Il ne s’agit pas de ne plus rien contrôler, auquel cas notre vie n’aurait plus de sens. Il s’agit plutôt de faire la part des choses et comprendre que vouloir contrôler l’incontrôlable est une perte de temps, d’énergie et forcément une source de stress car ce qui est, est, qu’on le veuille ou non.

Cela oblige à mettre son égo de côté car, comme nous l’avons vu, il est très souvent la cause de notre besoin de contrôle, et par conséquent la source de nos maux.

Mais l’accueil est un aussi un remède à cela, car accueillir c’est aussi savoir se pardonner.

Alors, quand nous avons le sentiment d’avoir fait tout ce qui était en notre pouvoir pour faire face à un événement, quel qu’il soit, il ne nous reste plus qu’à remettre la suite des événements dans les mains de quelque chose de plus grand que nous et donc d’accueillir, accepter ce qui s’en suit.

Cela implique que nous devons être prêt à assumer les conséquences de nos actes.

Une fois que nous avons fait ce qui était en notre pouvoir, le résultat ne nous appartiens plus. En revanche il amène à autre chose avec lequel il va falloir composer.

Penser et agir de cette manière a un intérêt majeur :  réussir à vivre en cohérence avec la vie, tout en la laissant faire son œuvre. En revanche, pour parvenir à cela il est essentiel d’en être acteur car cela permet d’agir en cohérence avec ce à quoi nous aspirons.

Aussi, il y a deux manières bien différentes d’appréhender la vie, en tant que victime ou en tant que créateur. La première amène à la peur et donc fatalement à une recherche de contrôle ; la seconde à l’accueil et donc à l’amour. Amour que nous recherchons tous, sans même nous en rendre compte car, à bien y réfléchir, c’est certainement notre sens commun à tous, aimer et se sentir aimer.

Alors, maintenant que nous savons ce que c’est de lâcher-prise, d’accueillir et que nous en avons compris l’intérêt, il nous reste à voir comment y parvenir.


Comment faire pour être dans l’accueil ?

Le point de départ se situe dans la façon dont on juge la situation car c’est bien notre jugement qui va déterminer l’état d’esprit et donc le comportement que nous allons adopter dans telle ou telle situation. Il est primordial d’en être conscient car cela nous permet de mettre en lumière l’importance de notre jugement, de notre point de vue. De cette constatation découle une réflexion toute simple mais tellement puissante. Le jugement étant le point de départ d’un comportement spécifique empêchant de lâcher-prise, ne plus en avoir serait alors une solution efficace pour pouvoir accueillir en toute simplicité.

Aussi, notre mental étant le creuset de nos pensées, de nos émotions, de notre jugement il est essentiel d’y être attentif pour parvenir à lâcher-prise. En effet, un mental agité ne pourra pas lâcher-prise ; parvenir à poser son mental, calmer ses pensées devient alors nécessaire. Pour cela, la condition préalable est d’en avoir l’intention, ensuite rien de mieux que d’apprendre à se concentrer sur sa respiration. Cette technique toute simple va vous aider à revenir dans le présent et donc permettre à votre esprit d’arrêter de faire des suppositions sur un futur hypothétique, ou bien de ressasser un passé qui par définition n’existe plus et sur lequel vous ne pouvez donc plus agir. C’est une occasion rêvée de se taire et observer patiemment ce qu’il se passe, là ici et maintenant, à travers vos 5 sens.

Ensuite, nous l’avons déjà vu, il faut arrêter de vouloir tout contrôler et accepter de lâcher ce que l’on retient avec le passé. Ce n’est qu’à cette condition qu’aller vers quelque chose de nouveau sera possible et ainsi laisser la vie être la vie. Cela nous amène à comprendre que les réponses sont en nous, et ce n’est qu’en posant son esprit, que l’on peut se libérer de ses pensées, qui sont bien souvent la source de nos tracas. Il est alors essentiel d’apprendre à bien ne rien faire pour laisser opérer la magie de la vie en se posant, quelques secondes, plusieurs fois par jour et s’observer.

Alors, il est bien évident que l’on ne peut pas être tout le temps dans le lâcher-prise, il s’agit seulement d’y être quand on en a besoin. Il est donc préférable de l’anticiper avant d’être dans la souffrance et cela peut s’organiser sous forme de rituel faisant partie de l’hygiène de vie.


Conclusion

Une fois ce travail réalisé, cela permet d’être en conscience de ce que l’on veut de ce qui se passe dans nos vies par rapport à nos valeurs, nos croyances, notre idéal et donc finalement, de qui l’on est vraiment.

Cette prise de conscience aura pour conséquence un renoncement et des choix conscients qui libèrent de l’emprise de votre mental, ainsi le jeu de la vie sera redistribué et amènera de nouveaux résultats. Cela augmente l’estime de soi et permet d’accéder à la vérité de soi pour vivre une vie qui fait sens et dans laquelle il est possible de s’épanouir.

Alors quand accueillez-vous réellement ce qui est ?

Pour avancer ensemble, je vous attends avec impatience sur mon groupe Facebook HandiPhoenix. Nous pourrons échanger afin de faire de votre handicap un tremplin pour révéler votre potentiel.

 

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